26 membres en ligne. Connectez-vous !

Note de ce sujet :
  • Moyenne : 0 (0 vote(s))
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Recherche dans le sujet
Recyclage
#1
0
0
Bon, c'est pas tout de plonger, mais faut du gaz. Et la limite est vite atteinte, mécaniquement, par ce qu'on peut décemment porter sur son dos: un mono 12L, c'est pas lourd, mais un bi 15 ou un bi ou tri 18 (j'en connais, en Suisse..... Confusedhock: ).

Une autre solution que les blocs existe, enfin elle emploie des blocs, mais en mode "longue durée"....

Le recycleur, c'est l'Arme de la plongée actuelle niou tek, le truc qui déchire sa race tellement que c'est bon.... (je vous la fait djeunz Icon_lol ). Bref, l'idée n'est pas nouvelle, elle date du début du siècle dernier, et consiste à  "recycler" les gaz qu'on expire, en leur ajoutant juste ce qu'il faut pour les ré-inspirer à  nouveau. On se rappellera les histoire de papy qui nous parlait des plongeurs italiens (le fameux Gruppo Gamma) qui ont coulés de nombreux navires en toute discrétion. Je m'explique donc....

Quand on respire, on inspire de l'air, en fait un mélange à  21% d'oxygène, le reste d'azote (plus quelques pouillèmes de gaz rares, qu'on va oublier pour la suite). Notre organisme consomme sa part d'oxygène, via les globules et le brol avec la pompe derrière les poumons, et rends finalement du gaz carbonique, que nous appellerons dioxyde de carbone, pour simplifier, et qui n'est pas top à  respirer..... Puppy_dog_eyes

Tout le monde suit ou bien j'en ai déjà  tué la moitié ?????? :roll:

Et ben, nos potes les chimistes nous ont commit un truc génial, la chaux sodée (il y a d'autres trucs qui font pareil, mais plus chers et plus dangereux), qui a pour principale activité de se saturer uniquement avec le dioxyde de carbone. Chouette, on sait bloquer ce qui nous gène pour respirer. Imaginons maintenant que nous respirions dans un ballon, en fait une boucle, un circuit fermé. On inspire du bon air, on expire du dioxyde de carbone, on passe le tout dans un filtre avec de la chaux sodée, on rajuste le volume de gaz manquant avec de l'oxygène (en fait, on recrée notre mélange respiratoire du début) et on peut respirer à  nouveau une bonne goulée d'air. Et on recommence, en prenant soin d'ajouter juste ce qu'il faut d'oxygène qu'on a perdu dans la conversion oxy/dioxyde et qui est resté dans notre chaux, et voilà , on vient de fabriquer un recycleur O2 ou un "circuit fermé" à  oxygène.... Smile-l

Elle est pô belle, la vie ?????

On continue ?
Dans la boîte à vitesses de la connerie, y a pas de marche arrière.
Répondre
#2
0
0
Excellent le style !

J'attends la suite avec impatience !! Smile
Répondre
#3
0
0
Bon, je continue donc.... Smile

Si on reprends le schéma de base, on a une boucle respiratoire, avec un plongeur et ses poumons intercalés d'un coté, et de l'autre le filtre de chaux sodée. Le problème, c'est qu'a respirer dans un truc comme ça, c'est dur, très dur même, parce que les poumons du plongeur, pour les remplir, il va falloir tirer comme une brute sur des tubes rigides. Cet effort respiratoire va être très important, pour preuve, remplissez une bouteille plastique d'air et faites un ou deux cycles respiratoires dedans.... Confusedhock:

Pour contrecarrer cette contrainte mécanique, on va ajouter des "faux poumons" dans la boucle respiratoire, histoire de simplifier la vie à  notre plongeur. Faut pas oublier qu'en plus de vouloir respirer sous l'eau, il doit encore gérer pas mal d'autres problématiques.... :? Ces faux poumons, on peut en avoir un ou deux, vont travailler à  l'inverse de ceux du plongeur, c'est a dire que les faux poumons se gonflent quand le plongeur expire, et inversement. C'est la raison pour laquelle le principe de poumon ballast qu'on apprends en plongée "conventionnelle" ne fonctionne plus. Il faut s'y habituer, c'est l'affaire d'une ou deux plongées. Dans le cas des faux poumons, on les appelle selon leur position dans la boucle (avant ou après le filtre de chaux) des poumons inspiratoires et expiratoires. En plus de servir de tampon lors des respirations, ils ont un rôle dans le "confort" respiratoire. Leur position sur le plongeur (dos, coté, épaules, ventre) détermine la "facilité" à  respirer. L'idéal est d'avoir ces poumons aux épaules, le moins loin possible des vrais poumons du plongeur. Maintenant, la mécanique peut dicter d'autres règles de positionnement, nous le verrons plus tard.

Mais revenons à  notre système de base et entrons un peu dans des considérations bassement mécaniques.... Smile-l

Sur le schéma qui suit, on a bien notre plongeur, qui expire dans la boucle respiratoire ( Idea on a placé un anti-retour afin qu'il ne respire pas a nouveau ce qu'il a expiré...), puis un faux poumon "expiratoire" (1), ensuite les gaz passent dans le filtre de chaux sodée (2), le CO2 est stocké là , ressortent du filtre les gaz restant (un peu d'oxygène et de l'azote) qui passent dans le faux poumon "inspiratoire" (3) après avoir ajouté l'oxygène qui manque via le bloc (4).

Attention néanmoins, ce type de recycleur ne permet pas de descendre profond, la toxicité de l'oxygène pur nous limitant à  environ 6/8 mètres (selon la résistance de chacun à  une crise hyperoxyque....).

On suit toujours ????? Big Grin


Pièces jointes Miniature(s)



Dans la boîte à vitesses de la connerie, y a pas de marche arrière.
Répondre




Utilisateur(s) parcourant ce sujet : 1 visiteur(s)